Epargner ou se constituer un capital pour la retraite n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire : il existe de multiples choix, qui présentent chacun des avantages différents à étudier soigneusement en fonction de votre profil et de vos besoins.

L’assurance vie

Le capital et les intérêts d’une assurance-vie ne sont pas bloqués jusqu’au décès du souscripteur. Vous pouvez effectuer des retraits partiels ou même un retrait total. Ces situations sont encadrées et il y a eu des changements depuis le 1er janvier 2018. Avant la réforme, les intérêts pouvaient être taxés sur la base d’un Prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) qui pouvait atteindre 35 %. Désormais, le PFU (Prélèvement forfaitaire unique, la « flat tax ») s’élève à 12,8 % sur les revenus financiers issus de primes versées à partir du 27 septembre 2017 pour les contrats de moins de 8 ans. Pour ceux de plus de 8 ans, il a été aligné sur le taux de 7,5 % sous conditions.

Les plans et livrets

Les modalités des livrets d’épargne réglementés sont fixées par l’Etat. Le livret A affiche ainsi un taux de 0,75 % et un plafond des versements de 22 950 euros. Le livret de développement durable et solidaire est réservé aux contribuables majeurs dont le domicile fiscal se trouve en France ou mineurs avec imposition séparée. Le livret d’épargne populaire est accessible sous certaines conditions de revenus. Le livret jeune ne concerne que les 12-25 ans avec un taux librement fixé par la banque mais forcément égal ou supérieur à celui du livret A. A noter par ailleurs que pour tous ces livrets, les intérêts sont exonérés d’impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux.

L’immobilier

L’immobilier présente de nombreux avantages : des rentrées d’argent régulières si vous avez opté pour le locatif, un rendement généralement intéressant si vous avez fait un choix judicieux, et la certitude d’avoir un logement à disposition pour la retraite si vous le souhaitez. Cela explique qu’il reste le placement préféré de 60 % des Français. Ces derniers ont tendance à favoriser l’achat d’un bien (34 %), suivi par la souscription d’un PEL (18 %), et l’achat de parts de SCPI (8 %). Les Sociétés civiles de placement immobilier attirent d’ailleurs de plus en plus en raison de leur rendement fiable.